Imperial Oil Limited, la filiale canadienne d'Exxon, a emprunté une voie très différente de celle d'Exxon aux États-Unis il y a 30 ans, révélant ainsi les vulnérabilités et les stratégies propres aux compagnies pétrolières à l'ère de la crise climatique. Alors qu'Exxon se faisait discrète à la fin des années 1980 et au début des années 1990, temporisant aux États-Unis sous l'administration de George H.W. Bush, Imperial a été contrainte de réagir aux initiatives politiques urgentes en matière de changement climatique proposées par le gouvernement canadien.
La publication numérique et l'analyse des documents d'Imperial Oil obtenus par DeSmog et le Climate Investigations Center auprès d'archives canadiennes offrent un aperçu des efforts déployés par l'entreprise pour saper l'influence du gouvernement canadien et bloquer les mesures susceptibles d'avoir un impact économique sur elle, tout en se présentant comme un participant réfléchi au dialogue sur le changement climatique.
Cette nouvelle collection de plus de 300 documents, dont de nombreux documents jamais publiés en ligne auparavant, constitue l'étude la plus approfondie à ce jour de l'histoire des politiques et des sciences climatiques d'Imperial, contribuant à éclairer d'un jour nouveau et à contextualiser les précédents reportages et documents d' InsideClimate News et du Los Angeles Times, en collaboration avec l'École de journalisme de Columbia, sur l'héritage d'Exxon et d'Imperial en matière de changement climatique en 2015 et 2016.
Image : © Sam Whitham/DeSmog