Un article du New York Times décrivait l'accord de prêt de Tata comme illustrant la « tension préoccupante » entre la stimulation du développement et la réduction des risques climatiques dans un monde encore dépendant des énergies fossiles.
Le prêt de 450 millions de dollars de la Société financière internationale, une branche de la Banque mondiale, avec la Banque asiatique de développement, la Corée et d'autres bailleurs de fonds, était destiné à une centrale électrique au charbon de 4 000 mégawatts, d'un coût prévu de 4 milliards de dollars, dans l'État du Gujarat.
La décision du conseil d'administration de la banque intervient alors même que l'ancien vice-président Al Gore et le climatologue de la NASA James E. Hansen appellent à un gel de la construction de nouvelles centrales à charbon aux États-Unis, à moins que les émissions ne puissent être capturées. D'autres encore affirment que l'Inde et la Chine n'ont pas à suivre la norme occidentale qui consiste à fonder sa prospérité sur les énergies fossiles.
La Chine et l'Inde sont les pays les plus peuplés du monde et leur consommation d'énergie devrait doubler entre 2005 et 2030. D'ici 2030, elles représenteront près de la moitié de l'augmentation de 55 % de la demande mondiale. Ces deux pays ont résisté aux appels à limiter leurs émissions, affirmant que leur consommation d'énergie par habitant reste bien inférieure à celle des pays industrialisés.
Ce dont on a désespérément besoin, c'est de financements pour de nouvelles recherches, mais comme le montre le prêt Tata, les subventions continuent de favoriser la combustion des énergies fossiles.