« Nous ne muselons pas les scientifiques. » – Peter Kent, ministre de l'Environnement du Canada.
J'ai secoué la tête en lisant l'article de Margaret Munro dans le Weekend Vancouver Sun sur les documents relatifs à la liberté d'information qui ont surpris le ministre canadien de l'Environnement en train de mentir au sujet du musellement imposé aux scientifiques.
Kent a nié à plusieurs reprises que le gouvernement muselait les scientifiques. Or, selon les documents , son bureau a clairement réduit au silence David Tarasick , chercheur à Environnement Canada , l'empêchant de s'adresser à plusieurs médias au sujet d'un trou sans précédent apparu dans la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique en 2011.
Selon Munro, « les documents indiquent également que le bureau de Kent et le Bureau du Conseil privé, qui relève du premier ministre, décident quand et si les scientifiques d'Environnement Canada sont autorisés à informer les médias sur des sujets allant de la faune à la qualité de l'eau. »
Pourquoi le ministre de l'Environnement bloquerait-il le débat public sur des travaux scientifiques qui pourraient être importants pour la santé et la sécurité des Canadiens et de leur environnement ?
Un ministre de l'environnement ne devrait-il pas s'efforcer d'informer le public sur les menaces environnementales, d'encourager la libre circulation des connaissances scientifiques et d'inviter les citoyens informés à participer au processus décisionnel ?
D'accord , il est peut-être un peu naïf d'attendre des politiciens qu'ils disent la vérité. La plupart des Canadiens savent bien qui profite du fait que les scientifiques soient muselés et que le libre échange des connaissances scientifiques sur les menaces environnementales soit restreint.
La vraie question est donc de savoir pourquoi le ministre Kent semble si à l'aise de mentir aux Canadiens au sujet de la censure des scientifiques alors qu'il sait que nous savons ce qu'il fait ?
