Un scientifique canadien affirme que la recherche universitaire devrait être ajoutée à la liste des activités humaines qui contribuent au réchauffement climatique.
Le professeur Hervé Philippe de l'Université de Montréal a découvert que ses recherches produisent 44 tonnes de dioxyde de carbone par an. À titre de comparaison, un citoyen américain moyen en produit 20 tonnes annuellement.
Selon Philippe, ses ordinateurs produisent 19 tonnes de dioxyde de carbone par an, la climatisation de son laboratoire en produit 10 tonnes et les déplacements pour se rendre à ses nombreuses réunions environnementales et en revenir produisent 15 tonnes supplémentaires de dioxyde de carbone chaque année.
Philippe, titulaire d'une chaire de recherche du Canada en bioinformatique et génomique évolutives, a été choqué : « J'ai fait mon doctorat dans l'espoir de faire progresser nos connaissances sur la biodiversité, mais je n'aurais jamais pensé que la recherche elle-même puisse avoir un impact négatif sur la biodiversité. »